Le 8 décembre 2017, s’est tenue à Paris la remise du Prix Numérique et Transparence. Il récompense des plateformes en ligne, issues de la société civile, qui oeuvrent pour des démocraties plus ouvertes, et tentent d’enrayer la corruption dans leurs pays. Notre reporter Mélissa Barra est allée à la rencontre des trois lauréats africains du prix: Cabrane, TsyCoolKoly et Le Présimètre.

Une cinquantaine de projets ont été soumis au jury du Prix Numérique et Transparence. Un concours organisé par le Ministère des Affaires étrangères français, l’ONG Transparency International et l’agence de coopération CFI médias et axé autour de trois grandes thématiques : «Ouverture des données pour la transparence et l’action publique», «Outil de prévention et de lutte contre la corruption» et «Contrôle citoyen pour la bonne gouvernance».

Nous avons donné la parole aux lauréats de ces trois catégories. Ils sont Tunisien, Malgache et Burkinabè (les Français n’avaient pas le droit de concourir), et tous trois mobilisent les outils du numérique, pour tenter d’imposer plus de transparence dans les institutions, et faire avancer leur pays dans la lutte contre la corruption.

Cabrane («Contremaître», en dialecte tunisien) est un site et une application permettant aux internautes de suivre en détail les différents chantiers d’infrastructure que lance en Tunisie le gouvernement, comme les écoles et les autoroutes.

Lancée en novembre 2014, la plateforme numérique TsyCoolKoly récolte des dénonciations de pots-de-vin exigés par des agents publics, pour ensuite produire des statistiques sur l’ampleur du phénomène à Madagascar.

Le Présimètre, quant à lui, reprend 85 engagements pris par le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, lors de sa campagne en 2015. Le site indique, pour chaque promesse, l’état de son avancée : «réalisée», «non réalisée» ou «en cours de réalisation».

Lisez l'intégralité de notre article sur les initiatives numériques africaines en faveur de la transparence sur notre site atelier.rfi.fr