J’ai un peu hésité avant de présenter Nicolas Vanderbiest comme un chasseur d’intox. En vérité, le parcours de ce jeune chercheur belge est plus complexe que ses récents faits d’armes, dans le cadre de la campagne présidentielle française.

Si, comme moi, vous avez suivi d’assez près la face numérique de ce grand rendez-vous politique français, vous n’avez pas pu manquer son nom. Nicolas Vanderbiest a étudié et démonté, en un temps record, la plupart des grandes intoxs et manœuvres déloyales visant le candidat Macron. Sa spécialité : retracer le parcours de ces attaques sur les réseaux sociaux et particulièrement Twitter. En quelques heures, Nicolas Vanderbiest était capable de présenter une démonstration extrêmement documentée (cartographies, extraits de tweets, tableurs…) de la supercherie ou de la manœuvre. « Emmanuel Cahuzac » et « comptes offshore », liens avec l’Arabie Saoudite, macronleaks... Tous ces épisodes ont offert au jeune spécialiste des occasions de montrer son savoir-faire, et de jouer un rôle pivot dans l’échec de ces manipulations.

Mais, comment Nicolas Vanderbiest a pu produire seul un tel travail de décryptage ? C’est ce que nous avons tenté de savoir, en retraçant le parcours académique de celui qui avait choisi, il y a six ans, de se spécialiser dans les Crises 2.0 et le concept de e-reputation appliqué aux entreprises. Pour en savoir plus, n’hésitez pas écouter la version longue de cet entretien et à la partager, si le sujet vous semble intéressant.